Vivre en Espagne — ce qui m’énerve vraiment

Les amis, les expats, les vacanciers que je croise me posent souvent la même question : « Alors Rohnny, c’est comment la vie en Espagne ? Tu aimes ? Tu regrettes rien ? »

J’ai donc décidé d’y répondre honnêtement — et en deux articles. Parce que la vraie vie d’expatrié, c’est ni tout rose ni tout noir. Aujourd’hui, c’est le côté qui grince. Celui qu’on évoque moins. Ce qui m’énerve. Ce qui me fait lever les yeux au ciel. Ce qui me dépasse parfois complètement.

Evidemment, c’est mon regard à moi — subjectif, assumé, personnel. Je ne parle qu’en mon nom. Mais puisqu’on me pose souvent la question, voici mes réponses.

Vivre dans une urbanisation ou sur un golf, c’est vivre dans un quartier cosmopolite — Belges, Français, Hollandais, Anglais, Danois, Suédois, Islandais… un vrai melting-pot européen sous le soleil. C’est riche, c’est coloré, c’est souvent formidable. Mais ça réserve aussi son lot de situations qui font grincer des dents.

Alors voilà — coup de gueule assumé, avec le sourire. Parce que oui, on peut aimer un pays et dire tout haut ce qui nous énerve. C’est même sain, non ?


1. Les crottes de chien — et le sachet offrande

Parlons des animaux de compagnie. Ici, dans nos urbanisations, les chiens sont légion. Et j’aime les chiens — j’en ai un moi-même, qu’on se comprenne bien. Ce qui me met hors de moi, c’est leur propriétaire. Celui qui laisse tranquillement son chien faire ses besoins sur le trottoir et qui passe son chemin, comme si de rien n’était. Quel manque d’éducation. Vraiment.

Mais le summum — et là je dois avouer que ça me dépasse complètement — c’est celui qui fait l’effort de ramasser la crotte dans son petit sachet… et qui pose le sachet par terre. Sur le trottoir. Bien visible. Comme une offrande. Quelqu’un peut m’expliquer la logique ? Parce que moi, après plus d’un an, je n’ai toujours pas trouvé.

vivre en Espagne expatrié

Sans éducation ET sans logique. Le combo gagnant.


2. Les expatriés en trompe-l’œil

Et puis il y a ceux que j’appellerai les « expatriés en trompe-l’œil ». Ils ont quitté la Belgique… mais ils ont emporté la Belgique dans leurs valises. Tous les jours, frites, boudin, bières belges, et surtout — surtout — ils ne fréquentent que des Belges. Le cercle est fermé, bien gardé, et l’Espagne ? Elle sert de décor ensoleillé, rien de plus.

Moi aussi, hein, j’ai parfois une folle envie d’une bonne frite bien grasse — je serais malhonnête de dire le contraire. Mais tous les jours ? Non merci. Et surtout, quand je peux faire travailler un commerçant espagnol local, je le fais. C’est un choix, une façon de respecter le pays qui nous accueille. S’expatrier, pour moi, c’est aussi accepter de changer ses habitudes — et d’y prendre goût.

Cela dit — et je tiens à le préciser — je ne juge personne. Chacun est libre de vivre son expatriation comme il l’entend. C’est juste mon opinion, mon ressenti, ma façon de voir les choses. Rien de plus.

Mais avouez que ça fait sourire… Combien de fois ne vois-je pas sur les groupes Facebook : « Quelqu’un peut me dire où manger une bonne crevette grise sur Orihuela ? » On est en Espagne les amis — pays de la paella, du jamón, des tapas à tomber par terre. Et on cherche des crevettes grises. Cherchez l’erreur. 😄

vivre en Espagne expatrié

Et ce n’est pas limité aux assiettes. Le dimanche, sur les grands marchés de la région, c’est fascinant — les Belges au bar des Belges, les Anglais au bar des Anglais. Chacun dans son coin, bien entre soi. À croire qu’on a traversé l’Europe pour recréer exactement ce qu’on avait chez soi. Le dépaysement a ses limites, visiblement. 😄

Et puis il y a les expatriés qui ouvrent un commerce ici — ce qui est tout à fait leur droit, hein. Mais qui appliquent les tarifs de leur pays d’origine. En Espagne. Où la vie est globalement moins chère. Allez comprendre. On se retrouve donc à payer le prix belge — ou français, ou hollandais — pour un service ou un produit espagnol. Pendant ce temps, le commerçant espagnol d’en face pratique des prix locaux. Mon choix est vite fait. Je préfère faire travailler celui qui nous accueille, et qui lui au moins a compris dans quel pays il vit. 😄


3. La langue — un effort, c’est tout

Ça, c’est peut-être ce qui m’énerve le plus profondément. Ces expatriés qui vivent ici depuis des années sans avoir jamais fait l’effort d’apprendre un seul mot d’espagnol. Pas bonjour. Pas merci. Rien.

Et sans vouloir pointer du doigt une nationalité en particulier — même si certains ont une réputation bien établie à ce sujet, et les Espagnols te le confirmeront avec le sourire — c’est un manque de respect élémentaire envers les gens qui nous accueillent. Quand j’ai su que je m’expatriais en Espagne, une des premières choses que j’ai faites, c’est m’inscrire à des cours d’espagnol. Pas pour être bilingue — je ne le suis pas — mais par respect. Par envie aussi, parce que c’est une belle langue.

Un jour, dans une boulangerie du coin, j’ai assisté à une scène qui m’a laissé sans voix. Une dame s’énervait — s’énervait ! — parce que la boulangère ne parlait pas sa langue. Dans son propre pays. Dans sa propre boulangerie. Le monde à l’envers, non ?


4. Vivre en Espagne — le mañana, philosophie de vie »

Et soyons honnêtes — parce que je ne vais pas non plus faire semblant que tout est parfait côté espagnol. Le fameux « mañana » — demain, en espagnol, mais dans la pratique ça veut surtout dire « pas maintenant ». Ah, le mañana. On vous en parle avant de partir, vous souriez, vous pensez que c’est une image. Et puis vous vivez ici et vous comprenez que c’est une philosophie de vie à part entière.

vivre en Espagne expatrié

Un ouvrier annoncé à 11 heures ? Charmant concept. Ça veut dire qu’il sera là… quand il sera là. Peut-être à 11h, peut-être à 14h, peut-être le lendemain. Peut-être. En tout cas, ne prévoyez rien d’autre ce jour-là — et éventuellement le suivant.

Je ne dis pas que c’est mal. Je dis que quand on vient d’un pays où 11 heures veut dire 11 heures, ça demande… une certaine adaptation. Disons que j’adapte encore. 😄


5. Expatrié en Espagne — fais ce que je dis, pas ce que je fais

Celui-là, je l’avoue, me laisse sans voix. Ces expatriés qui, depuis leur canapé belge, trouvaient toujours quelque chose à redire sur les étrangers qui vivaient chez eux — « ils ne s’intègrent pas », « ils ne parlent pas la langue », « ils restent entre eux ». Et qui font exactement la même chose ici. Exactement. La même. Chose.

Ils ne parlent pas espagnol, ils ne fréquentent que leurs compatriotes, ils recréent leur petit pays à 2000 kilomètres de chez eux… 

Je ne dis rien. Je regarde. Et parfois je souris — pour ne pas dire autre chose.

Et dans la même veine, il y a ceux qui critiquent tout ici en permanence. La nourriture c’est bof, les ouvriers espagnols sont fainéants, on est mal servi, « heureusement qu’il y a les Sud-Américains pour travailler »… *

Alors je pose la question, sincèrement : pourquoi vous êtes là ? Vraiment. Personne ne vous retient. L’autoroute du retour est ouverte 24h/24. 😄


6. L’administration espagnole

L’administration espagnole. Ah, l’administration espagnole. Si le mañana est une philosophie de vie, l’administration en est le temple suprême. Les délais pour obtenir un simple rendez-vous ? Kafkaïens. Vous attendez des semaines, parfois des mois, pour un papier qui ailleurs se réglerait en une heure.

Et quand vous y êtes enfin — enfin ! — il vous arrive de tomber sur un fonctionnaire qui vous accueille avec la chaleur d’un iceberg. Regard froid, ton sec, efficacité toute relative. Parce qu’il a compris que vous êtes étranger, et que visiblement ça ne l’enchante pas.

Mais alors — et c’est là que ça devient intéressant — vous lui adressez la parole en espagnol. Imparfait, hésitant, avec l’accent qu’on vous pardonnera. Et là, la magie opère. Le visage s’ouvre, le sourire apparaît, le ton change complètement. Comme si vous veniez de prononcer le mot de passe.

Un effort. C’est tout ce qu’il faut. Un simple effort.


7. Vivre en Espagne — les règles ? Connais pas.

Piscine fermé
Notre piscine fermée 3 jours… parce que quelqu’un avait confondu avec ses toilettes. Les règles ? Connais pas.

Et puisqu’on parle d’éducation — ou plutôt de son absence — il y a une catégorie qui mérite une mention spéciale. Celle des gens qui se croient au-dessus des règles. Au-dessus des lois. Au-dessus de tout.

En tant que président de ma petite urbanisation de 52 propriétaires, je peux vous dire que j’en vois des vertes et des pas mûres. Des gens qui ignorent superbement le règlement de la communauté — celui qu’ils ont pourtant signé — parce que « je suis en vacances et je fais ce que je veux ». La piscine, les espaces communs, le bruit, le stationnement… tout y passe.

Le plus fascinant ? Ce sont souvent les mêmes qui, chez eux, seraient les premiers à se plaindre si leur voisin se comportait ainsi. Mais ici, au soleil, les règles ne s’appliquent visiblement plus à eux. Vacances oblige.

Croyez-moi — ce que je vois parfois me dépasse complètement.


8. La conduite — clignotants et dos d’âne

vivre en Espagne expatrié

Tant qu’on y est, parlons conduite. Parce que sur la route aussi, il y a de quoi s’arracher les cheveux. Les clignotants d’abord — cet accessoire mystérieux que certains conducteurs n’ont visiblement jamais découvert, surtout dans les ronds-points. On tourne, on sort, on change de file… sans prévenir personne. Pourquoi faire simple ?

Et puis les dos d’âne. Ah, les dos d’âne. L’Espagne en est fan — ils en installent apparemment tous les 100 mètres, parfois signalés, parfois non. Votre voiture vous remerciera… ou pas. Après un an, j’ai le réflexe. Mais les premiers mois ? Mon dos s’en souvient encore.


Conclusion

Voilà, c’est dit. Je me sens mieux. 😄

Vous l’aurez compris, ce coup de gueule n’est pas un réquisitoire contre l’Espagne ni contre les expatriés — je suis moi-même un expatrié, ne l’oublions pas. C’est juste le regard honnête d’un Belge qui vit ici depuis plus d’un an, qui aime profondément ce pays et ses habitants, et qui pense qu’on peut dire les choses sans se voiler la face.

Parce qu’au fond, si je râle c’est aussi parce que j’y tiens. On ne s’énerve jamais vraiment contre ce qu’on aime pas.

Et pour ceux qui se demandent si j’aime l’Espagne malgré tout ça — la réponse est dans mon prochain article. Celui où je vous parlerai de tout ce qui me fait sourire ici, de tout ce qui me donne envie de rester. Et croyez-moi, cette liste-là est beaucoup plus longue.

Et si ce coup de gueule vous a donné envie d’en savoir plus sur ma vie ici, sachez que je ne parle pas que de ce qui m’énerve ! Sur ce blog vous trouverez aussi des articles qui font du bien — comme mon top 3 des cavas à moins de 10 euros (oui, on vit bien ici 😄), ou encore comment se passe vraiment un mois d’août sur la Costa Blanca, chiffres météo à l’appui. De quoi vous donner des idées… ou des envies.

Soleil, cerveza, et à bientôt. ☀️🍺

23 commentaires sur « Vivre en Espagne — ce qui m’énerve vraiment »

  1. Un réel plaisir de te lire à chaque fois Rohnny et surtout merci de partager le même ressenti que nous après 2.5 ans de vie ici.
    On adore l’Espagne, ce n’est pas parfait certes mais le plus important pour nous c’est de s’intégrer à notre pays d’adoption.
    Ça passe par la langue, la culture et surtout le respect du pays qui nous accueille.
    Nous n’avons définitivement pas choisi l’Espagne pour reproduire notre vie au Québec (Canada).

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    • Salut Lucas,
      Ça fait toujours plaisir de te lire toi aussi, merci pour ta fidélité au blog ! 🙏
      2,5 ans et le même ressenti malgré des kilomètres (et un océan) qui nous séparent au départ — ça confirme bien que ce n’est pas une question de nationalité, mais d’état d’esprit. « S’intégrer à notre pays d’adoption » plutôt que reproduire sa vie d’avant, c’est exactement ça.
      Vous avez fait le bon choix en venant chercher l’Espagne, pas une copie du Québec au soleil 😄
      Merci encore pour ton message, à très bientôt !
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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    • Bonjour,
      Merci pour votre passage sur le blog ! Si vous avez un avis à partager sur l’article, n’hésitez pas à développer, je suis toujours preneur de retours constructifs 😊
      Bonne journée,
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  2. Hola, d’origine belge résidente espagnole depuis près de 7 ans, j’ai bien rigolé et je me retrouve absolument dans vos remarques 🤭. J’aime l’Espagne et toutes ses particularités. J’ai juste un peu plus de chance au niveau administration et aussi ausdi pour « mañana »…Antonio s’est placé sur mon chemin, son sérieux et ses bons conseils me dirigent, en général, vers des personnes ponctuelles 😂😂
    J’ai hâte de lire la suite.
    Hasta pronto 🦋🌷

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    • Hola,
      7 ans déjà, et toujours autant de bonne humeur pour en parler, ça fait plaisir à lire 😄
      Vous avez de la chance avec votre Antonio — un bon contact local ponctuel et fiable, c’est de l’or ici, croyez-moi ! Ça change vraiment le quotidien quand on tombe sur les bonnes personnes.
      Contente que ça vous ait fait rigoler, c’était un peu le but avec le sourire qui va avec 😊 La suite arrive bientôt, avec tout ce qui me fait aimer ce pays cette fois !
      Hasta pronto,
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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    • Bonjour,
      Merci pour ce message, court mais qui dit tout ! 😄 2 ans déjà, et visiblement le même constat que moi.
      « Vive l’Espagne et les locaux » — je ne pourrais pas mieux résumer l’esprit de cet article. On râle un peu, mais c’est parce qu’on aime ce pays et ceux qui nous y accueillent.
      Bonne journée à vous aussi,
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  3. Bonjour,
    Je suis belge et vis ici depuis 3 ans à Orihuela Costa. Je viens de lire cet article et c’est tout-à-fait ce que je pense aussi. Tout est vrai, les crottes de chien, le non respect, ils vivent entre eux, les boutiques belges ici aux prix belges, les touristes belges , ceux qui ne parlent pas la langue et ne font aucun effort et qui veulent que les Espagnols s’adaptent à eux . L’administration par contre n’est pas si lente ici mais je vous avoue qu’avant de quitter la Belgique j’avais déjà fait quelques mois de cours d’Espagnol sur YouTube et après 1 an, je parlais couramment, donc quand je vais à l’ayuntamiento , je suis bien reçue, pareil à la banque ou à l’hôpital . Le seul hic pour moi ici, ce sont les impôts. Peut être n’en avez vous pas encore payé ici mais c’est horrible. Sur une pension de 1650 eur bruts je paie 2400 eur d’impôts. Oui vous allez me dire que je suis gagnante avec le reste, notamment le chauffage mais quand même, mes congé s payés sont pour eux et je dois rajouter 900 euros. Je trouve ça scandaleux de devoir déclarer une pension belge en Espagne ( sauf ceux qui ont travaillé dans le public). J’aurais préféré continuer à payer mes impôts en Belgique car c’est là que j’ai cotisé toute ma vie. Alors ne parlons pas des non résidents qui profitent de tout le système ici, ne retournent pas ou peu en Belgique mais qui exigent tous les avantages ici. Une dame belge NON RÉSIDENTE demandait sur FB où elle pouvait aller refaire sa carte d’identité qui n’était plus valide. Tout le monde l’envoyait à “l’ambassade “( consulat bien sûr) belge à Alicante. Je venais justement d’y aller pour moi-même qui suis résidente et lorsque je lui ai dit qu’elle devait tout simplement aller en Belgique à la commune oú elle était inscrite, elle a été outrée ( bin voyons!!!) . Et bien d’autres conneries que je vois chaque jour comme : où puis-je manger une sole ostendaise??? Je savais en venant vivre ici que ma vie changerait à tout point de vue mais je l’ai accepté car c’était le but aussi. Ps: je ne fréquente pas les belges mais je suis entourée d’Anglais, de hollandais , de flamands, de russes et j’en passe… et c’est bien dommage car ils ne parlent pas espagnols. Heureusement pour moi je parle 4 langues. On m’a demandé d’être présidente de mon urbanisation mais j’ai refusé. Par contre je participe activement à l’administration pour aider le président qui est hollandais et ne vit pas ici. Voilà je tenais à vous faire part de mon opinion qui rejoint à 💯 la vôtre. Bien à vous. NADIA NERI

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    • Bonjour Nadia,
      Merci pour ce témoignage aussi complet, ça se sent que vous vivez tout ça au quotidien depuis 3 ans ! Et bravo pour l’espagnol appris avant même de partir — ça se voit dans l’accueil que vous recevez à l’ayuntamiento, à la banque, à l’hôpital. C’est exactement la preuve que ça fonctionne.
      Pour les impôts, je vous rejoins sur le ressenti : c’est un vrai sujet, et personnellement je n’ai pas encore assez de recul là-dessus pour en parler en connaissance de cause. Mais ce que vous décrivez — cotiser toute sa vie en Belgique et se retrouver à déclarer sa pension ici — je comprends que ça pique.
      Et l’anecdote de la carte d’identité, ou la fameuse sole ostendaise 😄 ça résume bien ce décalage entre ce que les gens attendent et la réalité du pays où ils vivent (ou pas, pour les non-résidents).
      Chapeau aussi d’avoir refusé la présidence tout en restant impliquée pour aider — on sait ce que ça représente niveau charge, croyez-moi 😅
      Merci encore pour ce partage, bien à vous aussi.
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  4. Je suis moitié belge espagnol, je me reconnais dans ce coup de geule complètement 👍😉, j’ai de amis français belge anglais espagnol et a chacun je parle dans leur langue, j’avoue avoir facile mais que beaucoup ne font aucun effort pour s’intégrer m’énerve, ceux qui sont dans mes amis régulier se mettent à parler espagnol car je leur montre la façon dont on est accueilli quand on parle espagnol et il finisse par comprendre. J’avoue éliminer de mes contacts ceux qui ne font aucun effort ce qui pour moi est vraiment un manque de respect vis a vis de l’Espagne qui les a accepté et où ils vivent avec leur petite pension comme des princes 🤨 .

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    • Bonjour Antoinette,
      Quel parcours, et quelle chance d’être bilingue-plus comme ça dès le départ ! Ce que vous décrivez, c’est exactement le bon exemple à suivre : montrer plutôt que reprocher. En parlant espagnol naturellement autour de vous, vous donnez à vos amis la preuve vivante que ça change tout dans l’accueil qu’on reçoit — bien plus efficace qu’un discours.
      Et je vous rejoins totalement sur le fond : venir vivre ici, souvent avec un pouvoir d’achat confortable grâce à nos pensions, sans faire l’effort minimum de s’intégrer… oui, ça pose question sur le respect qu’on doit au pays qui nous accueille.
      Merci pour ce témoignage, il illustre parfaitement ce que je voulais dire dans l’article.
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  5. Cela fait 4 ans que je suis résidente espagnol et j’ai adopté cette vie je vais au cours pour apprendre la langue et quand je vous est lu je me dit c est tellement vraiment cela

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    • Bonjour,
      4 ans déjà, et toujours aux cours d’espagnol — voilà exactement l’état d’esprit dont je parle dans l’article ! On n’a jamais fini d’apprendre, et c’est justement cette envie de continuer à progresser qui fait la différence entre « habiter » ici et vraiment « vivre » ici.
      Ça me touche que ces lignes résonnent autant chez vous. Après 4 ans, vous avez sans doute vécu vous-même pas mal des situations que je décris — avec le recul en plus !
      Merci pour votre message, et belle continuation dans votre vie espagnole.
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  6. Bonjour
    Je vis à roldan ans un golf près de torre pacheco et je suis tout à fait d accord avec vos écrits…un petit point négatif supplémentaire : les soins de santé…ici c est une véritable galère pour avoir un rdv et le docteur n a que 4 minutes par examen…
    Bonne soirée

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    • Bonjour Matthieu,
      Roldán, tout près de chez nous alors ! Content que ça résonne 😄
      Et vous avez totalement raison d’ajouter les soins de santé à la liste — j’aurais pu en faire un point à part entière tellement c’est un sujet sensible. Les délais pour un rendez-vous, et une fois dedans, ces fameuses 4 minutes chrono où on a l’impression de courir après le médecin plutôt que d’être écouté… c’est frustrant, surtout quand on vient d’un système où on prend le temps.
      Après, comme pour le reste, une fois qu’on connaît les bons interlocuteurs (privé, mutuelle, ou tel médecin plus disponible qu’un autre), ça s’arrange un peu. Mais le constat de départ est juste.
      Merci pour ce complément, ça fait du bien de voir qu’on n’est pas seuls à le vivre !
      Bonne soirée à vous aussi,
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  7. Bonjour monsieur,
    Comme je vous comprends.
    Avec mon mari, nous avons acheté un appartement mais pas dans une urbanisation, en ville, près des habitants espagnols. Bien sûr il y a beaucoup de touristes aussi. Nous viendrons y vivre notre retraite… dans 2 mois 🎉.
    J’ai bien compris le principe de « la mañana » avec les travaux qui ont été effectués par un artisan local. Nous comptons bien vivre en harmonie avec les espagnols du quartier. Je vais vous suivre, les bons plans sont toujours bons à prendre. Bonne continuation. Régine

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    • Bonjour Régine,
      Quel beau projet — en ville, au milieu des Espagnols, avec un artisan local pour vous initier en douceur à la mañana 😄 C’est exactement l’esprit dont je parle dans l’article : vivre le pays, pas juste y résider. Et plus que 2 mois à attendre, ça se rapproche à grands pas !
      Votre choix de quartier, loin des urbanisations, va vraiment vous permettre de vous intégrer vite et bien. Vous verrez, l’accueil des Espagnols est chaleureux dès qu’on fait un peu sa part.
      En attendant votre installation, n’hésitez pas à fouiller un peu le blog — vous y trouverez pas mal d’articles pratiques pour préparer votre arrivée (banques, coût de la vie, bons plans du coin…). De quoi arriver encore mieux préparés !
      Belle fin d’attente, et à très vite sur la Costa Blanca.
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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  8. Holà je suis entièrement d’accord
    Nous venons de nous installer cela fait 5 jours et on c’est inscrit au cours d’espagnol le lendemain de notre arrivée (avons la chance d’avoir des cours dans notre ville)
    Pour l’administration c’est vrai que c’est compliqué car on ne parle pas leur langue
    Mais on va y arriver
    Bonne journée isabelle et louis

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    • Bonjour Isabelle et Louis, et bienvenue en Espagne ! 🌞
      5 jours seulement et déjà inscrits aux cours d’espagnol — chapeau, vraiment ! Vous commencez du bon pied, et croyez-moi, ça change tout : pour l’administration, pour les commerçants, pour les voisins… même avec un espagnol hésitant, l’effort se voit et se sent tout de suite dans l’accueil qu’on vous réserve.
      L’administration, oui, c’est un sport à part entière ici, langue ou pas langue 😄 Mais avec un peu de patience (beaucoup, parfois) et la bonne volonté que vous montrez déjà, vous allez y arriver sans problème.
      Très belle installation à vous deux, et n’hésitez pas à revenir partager votre expérience !
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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    • Hola Sandrine,
      Merci à toi et Jybé pour ce message ! Même sans être encore résidents permanents, on sent que vous avez déjà le bon regard sur les choses — et ça, c’est peut-être même le plus important avant de franchir le pas.
      Qui sait, la résidence permanente viendra peut-être un jour aussi… en attendant, le ressenti est déjà là 😊
      Belle journée à vous deux,
      Rohnny, vu de la Costa Blanca

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