Supporter du Standard de Liège depuis toujours, abonné plus de 10 ans aux Rouches — je reste un Liégeois dans l’âme. Mais depuis que je vis à Orihuela Costa, Elche CF est devenu mon club espagnol. Et hier soir, j’ai compris pourquoi.
💡 Et si vous alliez voir un match de Liga à Elche ?
Vous vivez sur la Costa Blanca ou vous y passez quelques semaines ? Avant de repartir, offrez-vous cette expérience. Ce n’est pas un truc de footeux — c’est un moment de vie espagnole authentique que vous n’oublierez pas.
🎟️ Comment j’ai atterri là…
Ça faisait un moment que j’en parlais — « faudra qu’on aille voir Elche un jour ». Et puis lundi, bêtement, en scrollant sur le net, je tombe dessus : l’Atlético de Madrid vient à Elche.
Pas d’hésitation. Deux minutes plus tard, j’avais ma place sur le site du club.
Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Vous savez, les supporters des Rouches sont reconnus comme les meilleurs de Belgique — c’est notre fierté. Mais là c’était autre chose, une vraie découverte. J’avais envie de voir la Liga en vrai. J’avais envie de voir mes Franjiverdes à l’œuvre.
En entrant dans le stade, j’ai pris une claque. Un stade ouvert, sans toit, grandiose sous le ciel espagnol. Et là, j’ai eu ce moment — ce petit frisson du mec qui réalise : « Moi, le petit Belge, je vais vivre ça. »
⚽ Mais qui sont les Franjiverdes ?
Avant de vous parler du match, laissez-moi vous présenter ce club attachant que peu de gens connaissent hors d’Espagne.
Le surnom « Franjiverdes » — littéralement « les rayés verts » — vient de la bande verte horizontale introduite en 1927 sur le maillot blanc du club. C’est cette rayure qui différencie Elche de toutes les autres équipes espagnoles et qui lui a valu ce surnom affectueux.
📖 Un club centenaire avec du caractère
Fondé en 1923 à la suite de la fusion de toutes les équipes de football de la ville, Elche CF dispute son premier match officiel contre le Crevillente Deportivo — victoire 2-0. Le club accède à la première division espagnole pour la première fois en 1959, et réalise son meilleur classement en Liga lors de la saison 1963-1964 en terminant cinquième.
Le club a connu sa part de turbulences financières au fil des années. Il est même devenu la première équipe de l’histoire de la Liga à être reléguée administrativement pour dettes excessives. Mais les Franjiverdes sont des combattants — ils sont de retour en Liga cette saison 2025-2026 et ils nous ont prouvé hier soir qu’ils méritent leur place dans l’élite !
🏟️ Le Stade Manuel Martínez Valero
Le Estadio Manuel Martínez Valero est une enceinte moderne ouverte en 1976, qui a notamment accueilli des matchs de la Coupe du Monde 1982. Sa capacité est d’environ 31 388 places.
Le stade porte le nom de Manuel Martínez Valero, ancien président emblématique du club qui a largement contribué à son développement.
Ce soir-là, nous étions 28 709 spectateurs. Pas un stade plein — mais une ambiance pleine. Nuance.
📋 Infos pratiques
🔵 Adresse : Avenida Manuel Martínez Valero 3, Elche
🔵 Capacité : 31 388 places
🔵 Places : de 59 € à 240 € selon emplacement
🔵 Abonnement saison : environ 250 € — tous les matchs + Coupe du Roi
🔵 Parking : facile et gratuit aux alentours
🔵 Billetterie : elchecf.es
🌟 Des grands noms sont passés par Elche
Le club a vu défiler quelques joueurs de renom au fil des années — Juan Carlos Oblitas, ailier péruvien talentueux des années 1970, Forlán, le légendaire attaquant uruguayen, Vavá (Luciano Sánchez Rodríguez), buteur prolifique des grandes années du club ou encore Nino, l’ancien attaquant est une véritable légende du club, il détient le record de buts et a marqué l’histoire moderne d’Elche.
. Pas si mal pour un club de province !

🎶 Dans les tribunes — La belle surprise
J’avais pris une bonne place — 7ème rang, quasi au milieu du stade. De là, on sent presque le gazon, on voit les joueurs de près, on est dans le match. Complètement dans le match.
J’étais entouré d’abonnés — ces gens qui se connaissent tous, qui ont leurs habitudes, leurs rituels. Et pourtant, en deux minutes j’étais dans le bain. « Tu viens d’où ? Tu habites ici ? » Mon voisin de gauche, un type sympa venu avec ses trois neveux de 8-10 ans — des petits bouts adorables survoltés. À ma droite, une dame avec son mari et ses deux fils ados. Une vraie famille, un vrai dimanche de foot.
C’est ça qui m’a frappé en premier — cette chaleur humaine immédiate. Au Standard on est entre nous depuis des années. Ici j’étais un inconnu, et en cinq minutes j’étais adopté.
Quand les joueurs sont montés sur le terrain, tout le monde s’est levé d’un coup pour entonner le chant du club. Les mains sur le cœur pour certains. Les gamins qui chantaient à tue-tête sans connaître toutes les paroles. Assez émouvant, je ne vous mens pas.
Les chants sont moins puissants qu’à Sclessin — mais comparer un stade couvert du Standard avec ce stade ouvert sous le ciel d’Alicante, c’est comparer des pommes et des oranges. L’émotion, elle, était bien là.
😄 La grande surprise du soir
En arrivant au stade, je croise trois jeunes en couleurs de l’Atlético de Madrid. Je me dis intérieurement — « hoho, ici ça va pas le faire… »
Et bien si. Complètement si. Ils se sont assis tranquillement parmi les supporters d’Elche. Personne n’a moufté. On leur a même à peine fait attention.
En Belgique, imaginez des supporters de l’Antwerp en plein kop du Standard… 😄 Ici c’est une autre culture. Le football sans la guerre. Et franchement — quel bonheur.
🍕 La mi-temps — Pique-nique en tribune !
Durant le match, des vendeurs passent dans les tribunes — boissons, chips, collations. Classique. Mais à la mi-temps, ici c’est différent.
Les familles sortent leurs sandwichs de leur sac, débouchent leurs bouteilles, et pique-niquent tranquillement dans les travées. Les enfants courent dans les couloirs. Les papas refont le match. Les mamans rigolent.
Un sandwich : 5 €. Un coca : 3,50 €. On est loin des tarifs des grands stades européens.
Et tout le monde a accès aux abords du stade pour voir arriver le bus des joueurs ou visiter la boutique. Seule l’entrée dans les tribunes est payante. On se sent proche du club. C’est rare et c’est beau.
😤 L’arbitrage — On en parle !
Une chose m’a surpris par rapport à la Belgique — ici l’arbitre joue beaucoup plus la continuité. Quand une faute est commise et que le ballon roule encore à 4-5 mètres, il laisse le jeu continuer. C’est plus fluide, plus spectaculaire.
Le VAR ? Lui, il prend son temps — comme partout dans le monde apparemment. 😄
🔥 Ce but qui a fait trembler le stade
Dès la 10ème minute, l’Atlético ouvre le score. 0-1. Et là, je me dis intérieurement — « ouille… la grosse défaite arrive. »
Mais ces Franjiverdes ont répondu. 1-1. Puis 2-1. Puis l’Atlético égalise — 2-2. Et puis la délivrance, 3-2. Un vrai match de montagnes russes.
Rappelez-vous — en face c’était pas le FC Grimbergen un soir de pluie. C’était le 4ème de Liga. L’Atlético de Madrid. Griezmann, Koke, Llorente — des monstres sacrés du football mondial.
Et pourtant. Elche a égalisé. Puis Elche a pris l’avantage. 3-2. Victoire.
Quand ce but est rentré — le stade a tremblé. Je veux dire vraiment tremblé. J’ai sauté en l’air comme une fusée. Mon voisin de gauche m’a regardé avec des yeux grands comme des soucoupes et on s’est quasi pris dans les bras — deux inconnus réunis par un but, une seconde de folie pure.
Et les enfants ! Les petits bouts de 8-10 ans autour de moi, le poing levé, hurlant à s’en décrocher la mâchoire. À Liège ce sont surtout des adultes dans les tribunes. Ici c’est un vrai mélange — familles, gamins, grands-parents — et ça rend ce but, cette victoire, encore plus belle.
Un moment presque pas vrai. Mais tellement vrai. 🟢⚽
🚗 En rentrant vers la voiture…
En sortant du stade, j’ai pris mon temps. 5-6 minutes de marche vers le parking, au milieu de ces Espagnols qui refaisaient le match à voix haute, les bras dans tous les sens, la passion dans les yeux. J’ai adoré chaque seconde de cette marche.
Et dans ma tête, les souvenirs de Sclessin remontaient. Ces mêmes sensations. Cette même magie d’après-match.
Dans la voiture en rentrant, j’ai eu une pensée simple et sincère — j’ai beaucoup de chance de vivre ici. De pouvoir profiter de ce genre de moment, à deux pas de chez moi, sous le ciel d’Alicante.
Et puis je me suis fait une réflexion — avec un abonnement à 250 euros pour toute la saison, je me verrais bien en prendre un l’année prochaine. Retrouver mes voisins de tribune, mon voisin de gauche et ses petits neveux, la dame et ses fils ados. Et leur dire fièrement :
« Et bien maintenant — je suis vraiment des vôtres. » 🟢⚽🇪🇸
💡 Mon conseil — Allez-y !
Vous vivez sur la Costa Blanca ? Vous y passez quelques semaines ? Offrez-vous un match à Elche. Ce n’est pas réservé aux footeux — c’est une vraie tranche de vie espagnole, familiale, authentique et pas chère. Réservez vos places directement sur elchecf.es
Vous ne le regretterez pas. Je vous le garantis. 😊
Et vous — avez-vous déjà assisté à un match de Liga en Espagne ? Vous avez un club espagnol de cœur ? Racontez-moi en commentaires ! ⚽🇪🇸
— costa-blanca-expat.com —



Bonjour Ronnhy
et bien le petit belge va devenir un grand d’Espagne.
Je suis contente pour toi ! c’est super.
Passez une bonne fin d’après-midi, gros bisous,
Nadine