Escapade · Octobre 2026
48 h à Madrid : outlet, coup de cœur gourmand… et Shakira en prime
La semaine dernière, je vous racontais mon concert de Shakira à Madrid. Mais 450 km de route pour une seule soirée, ce serait dommage ! Nous en avons donc profité pour nous offrir 48 h à Madrid. Et je vous préviens : le premier soir nous a réservé un moment que je ne suis pas près d’oublier.
Jour 1 : en route vers la capitale
Il est 9 heures quand nous quittons Vistabella. Premier arrêt, et pas le moindre : déposer Uriel à son hôtel pour chiens. Monsieur aussi a droit à ses petites vacances !
Puis cap sur Madrid. La route est encore une fois très belle, et une fois de plus, les vignes me surprennent. Il y en a partout, à perte de vue. Je savais que la Castille-La Manche était une terre de vin, mais pas à ce point-là !
Vers midi, petite pause à La Roda, sur l’autoroute, pour manger un bout. Un bon bocadillo jamón y queso, simple et efficace : rien de tel pour reprendre la route.
Las Rozas Village : shopping pour faire plaisir à Madame
Le programme de l’après-midi était tout trouvé : l’outlet Las Rozas Village, au nord-ouest de Madrid. Un peu de shopping, et surtout le plaisir de Madame. Et franchement, c’est une réussite. C’est de loin le plus bel outlet que nous ayons visité : de belles allées, une ambiance de petit village et énormément de grandes marques. Nous y avons flâné une bonne partie de l’après-midi, et nous en sommes repartis avec quelques beaux achats. Je ne vous dirai pas combien… 😉
Et entre deux boutiques, pause bien méritée à la terrasse de Joselito, sous les guirlandes colorées, avec un Juvé & Camps bien frais. Le shopping, ça donne soif !



Notre hôtel à Arganzuela
En fin d’après-midi, direction le Four Points Flex by Sheraton Madrid Atocha, dans le quartier d’Arganzuela. Je l’avais choisi pour une raison simple : il n’était pas très loin de ce pour quoi nous venions à Madrid, le concert de Shakira.
C’est un hôtel standard, mais le personnel est très avenant et toujours prêt à aider. Le quartier est calme, et une station de métro se trouve à moins de 500 mètres. Pour une escapade comme la nôtre, c’est parfait.
Albor : un dîner hors du temps
Le soir, nous avions réservé chez Albor, un restaurant de quartier recommandé par le Guide Repsol, à une quinzaine de minutes à pied de l’hôtel. On y sert une cuisine de marché aux accents traditionnels espagnols, à la carte. Et c’est là que la soirée a pris une tournure inattendue.
Ici, c’est le patron qui prend les commandes. Un gaillard costaud, un peu bourru, avec une voix grave et légèrement éraillée. En arrivant à notre table, il demande au serveur qui nous a installés dans quelle langue apporter la carte. « En anglais », répond le serveur. Je l’interromps aussitôt : « Non, non, je préfère en espagnol. »
Le patron me tape alors sur l’épaule :
« J’aime ce que tu viens de dire. Tu es en Espagne et tu veux parler notre langue. Respect ! »
Il m’avoue ensuite qu’il ne parle que très peu les langues étrangères. Je lui glisse une petite boutade, et il éclate d’un rire généreux et caverneux, un de ces rires qui font du bien à entendre. À partir de là, nous étions copains.
Côté assiette, c’était à la hauteur de l’accueil. En entrée, des croquetas de jamón et une planche de fromages. Ensuite, un lomo bajo de vaca madurada (du faux-filet de bœuf maturé) pour l’un, et un lomo de ciervo (du filet de cerf) pour l’autre. Et pour finir, un milhojas de castañas, un mille-feuille aux châtaignes délicieux.
Même l’eau avait une histoire : une Magma de Cabreiroá, une eau pétillante d’origine volcanique, qui se vante sur sa bouteille de n’avoir jamais vu la lumière du jour.

Pour accompagner tout ça, j’ai suivi les conseils de mon nouveau copain : un Marqués de Griñón Petit Verdot 2020, du Dominio de Valdepusa. Petit détail pour les amateurs : ce domaine a été le premier « pago » d’Espagne, c’est-à-dire le premier à obtenir sa propre appellation d’origine. Et franchement, ça se sent : un vin à tomber par terre !


Plusieurs fois pendant le repas, le patron est revenu me taper sur l’épaule pour vérifier que tout allait bien. Et au moment de partir, il nous attendait à la porte pour nous serrer la main et nous remercier d’être venus dîner chez lui.
Un moment hors du temps, comme on en vit rarement. C’est pour ce genre de rencontre que j’aime tant l’Espagne.
Quinze minutes de marche plus tard, nous étions de retour à l’hôtel pour notre première nuit madrilène, la tête encore pleine de ce dîner.
Jour 2 : le vieux Madrid à pied
Le concert n’étant que le soir, nous avions toute la journée du dimanche pour flâner. Direction le centre historique, en métro bien sûr.
Premier contact avec le métro madrilène
Je vais être honnête avec vous : j’ai dû demander mon chemin deux fois avant de trouver la bonne direction. Mais une fois lancés, tout a roulé comme sur des roulettes !
Et ce qui m’a le plus surpris, c’est le paiement. Pas besoin de ticket : on pose sa carte bancaire sans contact sur la borne, 1,50 €, et les portes s’ouvrent. Simple comme bonjour.
Le métro était bien rempli, et trouver une place assise n’était pas évident. Mais pour une quinzaine de minutes de trajet, ce n’est pas bien grave. Et surtout, à aucun moment nous ne nous sommes sentis mal à l’aise ou inquiets pour nos affaires. Nickel.
ℹ️ Bon à savoir : à Madrid, un trajet simple en métro coûte 1,50 €. Pas besoin d’acheter un ticket : il suffit de passer sa carte bancaire sans contact ou son téléphone sur la borne. Attention, chaque voyageur doit utiliser sa propre carte.
La cathédrale de l’Almudena : la surprise du week-end
De l’extérieur, elle impressionne par sa taille. Mais c’est à l’intérieur qu’on reste bouche bée : un plafond peint de couleurs vives, façon ciel étoilé, et un retable tout en dorures. Honnêtement, je ne m’y attendais pas du tout. Si vous ne devez voir qu’un seul monument pendant 48 h à Madrid, c’est peut-être celui-là.


Le Palais royal, juste en face
En sortant de la cathédrale, il suffit de traverser l’esplanade pour se retrouver devant le Palais royal. Il est immense, et l’ensemble qu’il forme avec la cathédrale vaut à lui seul le déplacement.
Plaza de la Villa et Arco de Cuchilleros
Ensuite, nous nous sommes perdus avec plaisir dans les petites rues du vieux Madrid : la Plaza de la Villa et ses vieilles façades, les ruelles où les tuk-tuks se faufilent entre les piétons, puis l’Arco de Cuchilleros et ses escaliers qui montent vers la Plaza Mayor.
Il y avait énormément de monde dans les rues. Mais là aussi, jamais le moindre sentiment d’insécurité. Madrid est une ville vivante, animée, et franchement agréable à parcourir.

La pause obligatoire : le Mesón del Champiñón
Juste sous l’arc, la Cava de San Miguel cache une institution madrilène : le Mesón del Champiñón. On y mange des champignons grillés, à l’ail et au persil, accoudés au comptoir. Les murs sont couverts de billets laissés par des clients du monde entier. C’est simple, c’est bruyant, c’est délicieux, c’est Madrid !

Puerta del Sol : le moment qui m’a ému
Notre balade s’est terminée à la Puerta del Sol, et là, l’ambiance a changé d’un coup. Sur la place, des dizaines de tentes et un mémorial couvert de bougies, de fleurs et de messages pour Maricarmen.
À 87 ans, cette dame a été expulsée de l’appartement qu’elle louait depuis 70 ans, puis elle est décédée quelques jours plus tard. Son histoire est devenue le symbole de la crise du logement en Espagne.
Je suis resté un long moment devant toutes ces bougies. On ne s’attend pas à ça au cœur d’une ville si belle et si vivante.



Après tout ça, une petite pause à l’hôtel s’imposait pour reposer nos jambes avant le grand moment de la soirée : le concert de Shakira, que je vous ai déjà raconté ici.
19,8 km au compteur
Il était presque 1 heure du matin quand nous nous sommes enfin glissés dans notre lit, complètement lessivés. En bon joggeur, je porte toujours ma montre connectée, et avant d’éteindre la lumière, j’ai jeté un œil à mon rapport d’activité. J’ai failli tomber du lit : 19,8 kilomètres dans la journée ! Entre les ruelles du vieux Madrid, les couloirs du métro, le site du stade et quelques pas de danse sur Hips Don’t Lie, nos jambes avaient bien mérité leur repos.
Jour 3 : course contre la montre… et retour en douceur
Évidemment, le réveil n’a pas été des plus matinaux. Quand j’ai ouvert un œil, il était déjà 9 h 30 passées. Petit moment de panique : le petit-déjeuner se terminait à 10 h 30 ! Douche express, habillage en mode turbo, et nous voilà dans la salle du petit-déjeuner, juste à temps. Ouf, l’honneur était sauf !
Vers midi, au moment du check-out, nous avons pris la décision la plus sage du week-end : ne rien prévoir de plus, et reprendre tranquillement la route vers nos pénates à Vistabella, la tête pleine de souvenirs et quelques jolis sacs de Las Rozas dans le coffre. Uriel, lui, attendrait le lendemain matin : une soirée de répit bien méritée après ces 48 h à Madrid !
Mes conseils pour 48 h à Madrid
- Loger un peu en dehors du centre : à Arganzuela, c’est plus calme, et le métro vous emmène partout.
- Laisser la voiture au parking : entre la zone à faibles émissions et la circulation, le métro est beaucoup plus simple.
- Réserver le restaurant du soir, surtout le week-end.
- Prévoir de bonnes chaussures : le vieux Madrid se découvre à pied, et mes 19,8 km en sont la preuve !
- Demander la carte en espagnol, même avec quelques mots seulement. Croyez-moi, ça peut vous ouvrir bien des portes…
💡 Le conseil de Rohnny : ne faites pas l’aller-retour depuis la Costa Blanca pour une seule soirée. Avec 450 km de route, prenez au moins deux nuits. Madrid mérite qu’on lui consacre un peu de temps, et vous rentrerez beaucoup moins fatigués.
Mon bilan
48 h à Madrid, c’est court, mais c’est suffisant pour tomber sous le charme. Un outlet qui a ravi Madame, un patron au grand cœur, une cathédrale qui m’a scotché, des champignons inoubliables, un moment d’émotion à la Puerta del Sol… et Shakira pour couronner le tout. On reviendra, c’est certain !
Voilà, vous savez tout !
Voilà, vous savez tout de notre petit périple madrilène : un outlet qui a fait le bonheur de Madame, un patron de restaurant qui m’a adopté en une phrase, une cathédrale qui m’a laissé bouche bée, des champignons mythiques, un moment d’émotion à la Puerta del Sol… et Shakira en apothéose. Pas mal pour 48 h, non ?
Et maintenant, c’est à vous ! Vous connaissez Madrid ? Vous avez une adresse coup de cœur, un bar à tapas secret ou un bon plan à partager ? Vous préparez votre propre escapade et vous avez une question ? Laissez-moi un petit mot en commentaire, je réponds à tout le monde avec plaisir.
Et comme chaque mercredi, rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel article sur notre vie au soleil de la Costa Blanca. D’ici là, ¡hasta pronto! 👋
Vous avez raté le début de l’aventure ? Lisez mon escapade concert pour Shakira à Madrid.
Et retrouvez tous mes articles sur la vie au soleil de la Costa Blanca ici. 🇪🇸